Scotland
THAT was quite unusual.
Une cigarette raccourci la vie de 2 minutes
Une bouteille raccourci la vie de 4 minutes
Un jour de travail raccourci la vie de 8 heures…

Cette histoire commence en vers 1992, autant dire la préhistoire.
Un môme doit faire un choix; celui d’un instrument.
Mais comme du haut de ses trois ans il est resté baba devant la prestation du claviériste d’indochine,
Il ne lui faut que peu réfléchir : ce sera du clavier.
Et c’est comme cela qu’un petit bonhomme, à peine plus haut que les touches,
Se retrouve assis aux commandes du roi des instruments.
C’était le début de 15 années d’apprentissage, et c’est pas encore fini;
Car les bonnes choses n’ont pas de fin.
Aujourd’hui, le môme a parfois du mal à exprimer ce qu’il ressent avec des mots,
Difficulté qu’il contourne avec ses dix doigts, car la musique ne lui à encore jamais fait défaut.
C’est la porte d’un monde où la parole n’est pas nécessaire pour se faire comprendre.
Sans un mot, faire sourire, émouvoir ou pleurer ceux qui écoutent,
C’est là que jouer devient un besoin irrépressible.
Mais pour faire ressentir, il faut d’abord et surtout ressentir soi-même ce que l’on joue.
En cela, ce musicien est égoïste, parce qu’il joue pour son propre plaisir,
Pas pour celui des autres.
Si ces dernier y trouvent leur compte, tant mieux,
Mais il joue d’abord pour lui.
D’ailleurs il déteste les applaudissements, ça le met mal à l’aise.
Et il a eu le temps d’apprendre aussi que certains regards valent tous les applaudissements du monde.
Quand par extraordinaire il joue pour quelqu’un d’autre, c’est pour ces regards-là.
Parce que comme la musique, ils expriment souvent plus que les mots.